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blanche à Zoltan Horvath films d’animation Zoltan
Horvath, Dans la peau, 2007, 11’ Youri Norstein, Le
conte des contes , 1979, 26’ Jan Svankmajer, Les possibilités
du dialogue, 1982, 12’ Raoul Servais, Harpya, 1979,
9’ Piotr Kamler, Chronopolis, 1983, 52’
vendredi
28 septembre 2007 à 20 heures |
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A l’occasion
de la sortie de son dernier court-métrage, nous avons proposé une
carte blanche à Zoltan Horvath (CH, 1966, vit à Genève).
En avant première, il présentera son film Dans la peau, sélectionné
dans la compétition des courts-métrages à la Mostra de Venise
2007, puis quatre films de cinéastes d’animation qui l’ont
particulièrement marqué. Zoltan
Horvath, Dans la peau, 2007, 11’ Quand
un simple flirt, la nuit sur la plage, bascule dans le fantastique, tout se mélange
: sexe, tatouages, fantasmes et mythologie… Ce film est à la
frontière entre réalité et animation. Il s’est avéré
être un défi technique qui a nécessité un gros travail
de préparation. Comme son titre l’indique, Dans la peau est avant
tout une histoire charnelle, une histoire de peau. Une peau belle, jeune et alléchante
mais aussi vivante, salée, moite, suante. C’est une sorte de petite
allégorie de l’ivresse, de l’excitation, des fantasmes, de
l’abandon et des blessures que met en jeu l’acte sexuel. Il joue avec
la multiplicité des symboles entourant le sexe. Paradoxale
mais nullement contradictoire avec l’érotisme affiché, l’humour
et le drame sont partout présents : dans le jeu avec les symboles
phalliques (les tatouages), avec le mythe de la sirène, dans les rapports
entre les actions des tatouages et celles du couple, sans oublier la chute.
Dans la peau est très
éloigné de l’érotisme sophistiqué et conventionnel
de la pub. Le grain de l’image est influencé par la lumière,
bien sûr, mais aussi par la transparence, la chaleur de la peau. Les images
montrent les corps sans fausse pudeur. Des images crues donc, mais transcendées
par les dessins des tatouages, vibrants et chatoyants. (Zoltan Horvath)
Zoltan Horvath, Dans
la peau Dans
la peau : images réelles et animations, 2D et 3D ; 11’ ; 35 mm et
Digit Beta, 1:1,77 ; son dolby digital ; production Nadasdy Film et Vivement Lundi!
; coproduction SSR SRG Idée Suisse, Arte France, Telegroup AG.
Youri Norstein (RU,
1941), Le conte des contes, 1979, 26’ - distribution Arkeion Films
Construit à partir
d’une comptine pour enfants très populaire en Russie, le film évoque
des souvenirs autobiographiques. Un chat côtoie un soulier, une souche de
bouleau renaît à la vie, des papillons, des scarabées et des
abeilles festoient. La pluie nourrit la terre et le crépuscule s’étire
au bout de la rue… Nommé meilleur film d’animation de tous
les temps aux Olympiades de l’animation à Los Angeles en 1984.
Jan
Svankmajer (CZ, 1934), Les possibilités du dialogue, 1982, 12’
- distribution Chalet Pointu Des
personnages formés d’objets à la manière d’Archimboldo,
des figures modelées en terre glaise, et deux hommes qui sortent des objets
de leur bouche, composent une comédie humaine où le dialogue glisse
vers le chaos. Déclaré meilleur court-métrage des trente
années d’existence du festival d’Annecy en 1990.
Raoul Servais (B,
1940), Harpya, 1979, 9’ - distribution Centre du Film Au
cours d’une promenade nocturne, Monsieur Oscar est témoin d’une
agression et découvre, à sa grande stupéfaction, qu’il
vient de porter secours à une authentique harpie. L’intérêt
qu’il lui porte n’est pas sans danger! Ce film a reçu la Palme
d’or des courts métrages au Festival de Cannes 1979.
Piotr Kamler (PL,
1936), Chronopolis, 1983, 52’ - distributeur AAA productions
Le film raconte la fable
de Chronopolis, immense cité perdue dans l’espace. Ses habitants
ont pour seule occupation et pour seul plaisir de fabriquer du temps. Ainsi créent-ils
des instants de toutes sortes avec lesquels ils se livrent à des jeux énigmatiques.
Youri Norstein, Le conte
des contes |
Jan Svankmajer, Les
possibilités du dialogue |
Raoul Servais, Harpya |
Piotr Kamler, Chronopolis |
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