La performance Juste
avant les forêts (2007, 45’) est élaborée à
partir du texte de Bernard-Marie Koltès, La
nuit juste avant les forêts (1977). Ce court récit, construit
d’une seule phrase de 56 pages, impose de traiter la question du souffle
et du rythme qui le traverse. C’est ce souffle, impossible à restituer
dans son amplitude, et donc à reconstruire physiquement, qui détermine
pour moi l’enjeu de cette performance.
(Vincent Madame)
Vincent
Madame, « alias Vincent Roux (F, 1974, vit à Ivry-sur-Seine)
est artiste et musicien. Il est l’auteur de deux disques autoproduits :
Vincent Madame en 2003, et Le gars qui ment en 2005. En 2006, répondant
à une commande, il sort un troisième disque sous forme de paysage
sonore appelé Au secret de quel océan avez-vous dormi ? Il développe
un univers polymorphe : films, photographies, dessins, chansons, performances.
Recourant à des procédés narratifs et quasi cinématographiques,
il nous entraîne dans un voyage au coeur de ses paysages intimes. Et, in
fine, brosse un autoportrait sensitif, sans fard et pourtant maquillé,
acide, hypnotique et sombre, fait d’instants, de morceaux prélevés,
de personnges. »
Fanny
Adler (F, 1974, vit à Ivry-sur-Seine) « filme, photographie,
chante ou dessine; elle enregistre puis scénarise nos vies avec des moyens
d’une extrême simplicité. Ses oeuvres contiennent une assez
grande violence qui ne transparaît pas immédiatement. Violence de
l’événement, violence symbolique de l’acte effectué,
ou énoncé, en contraction avec la douceur, la lenteur, la banalité
de ce qui est donné à voir ou à entendre. Elle réalise
la musique ou crée les chansons pour chacun de ses films. Beaucoup de suspens
s’infiltre dans ses oeuvres. Quelques indices suffisent pour provoquer des
envolées, du flottement, des réminiscences. Le désir suspendu,
les visions, les temps étirés, un mode de construction des images
du rêve, montrer tout en cachant. Tamiser, en quelque sorte. »
Remerciements
au crédac, centre d’art d’Ivry
A
consulter : www.vincentmadame.com