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Batofar
cherche… la Suisse
contribution
d'attitudes
jeudi
30 mai 2002 à 20h30,
programmation
vidéo avec: le G3, Eric Hattan, Raphaël Boccanfuso, Christoph
Büchel, Mauricio Dias & Walter Riedweg, San Keller, Valeriano
Lopez, Muntadas, Doris Quintajè
jeudi
30 mai à 22h30,
"You Invited
Me, Don't You Remember" (2002),
la dernière
performance de
Yan Duyvendak
Batofar
/ quai F. Mauriac / 75013 Paris
Métro Bibliothèque ou Quai de la Gare
Infoline +33 1 40 33 37 17
prix d'entrée 9 euros 50
programme
complet (30 mai - 2 juin) sur www.batofar.org

le batofar
cliquer sur l'images pour l'agrandir
Le
programmation vidéo concoctée par attitudes pour
"Batofar cherche... la Suisse" est conçue autour de
la notion d'engagement, au sens large. Dans une intention de relayer
la diversité des nationalités représentées en Suisse et par volonté
de ne pas se laisser enfermer par des frontières politiques, nous
avons également tenu à enrichir ce programme par quelques
vidéos d'artistes non suisses. Ce programme est composé de vidéos
qui ont plusieurs statuts (films vidéo, documentation vidéo d'actions
artistiques ou encore bandes pour installations vidéo). Il sera
suivi par la dernière performance de Yan Duyvendak - "
You Invited Me, Don't You Remember" - 20 minutes pendant
lesquelles l'image du mal est à l'honneur.
Programmation
vidéo, le jeudi 30 mai à 20h30
vidéos
présentées sur moniteurs
G3 (CH, Alexandre de Genève, Chabada, Fabien, vivent à Genève).
Ronald Mc Donald est un SDF, 2000, 30'
(vidéo présentée en boucle sur un moniteur)
Tout le monde connaît la multinationale Mc Donald, ses hamburgers,
ses frites et ses opposants. Les enfants adorent Ronald Mc Donald,
mais savent-ils qui se cache derrière le clown ? La caméra suit
pendant un jour le périple d'un Ronald que ne renierait pas le bouillonnant
José Bové.
Eric
Hattan (CH, né en 1955, vit à Paris et à Bâle)
Vous êtes chez moi, 1999, 61'
(vidéo présentée en boucle sur deux moniteurs situés dans
le chill out)
L'artiste s'infiltre dans un immeuble vide. Il traverse les appartements
aux murs troués à côté des portes murées. La caméra, telle une sonde
furtive, nous fait découvrir tous les recoins de cette bâtisse délabrée
avant de déboucher à l'air libre sur un toit dominant Paris.
vidéos
projetées (avec commentaire)
Doris
Quintajè (I/CH, née en 1978, vit à Genève)
Doris against Mussolini, 2001, 4'13''
Doris
Quintajè s'auto-filme frontalement. Elle place successivement
dans sa bouche des balles de ping-pong sur lesquelles sont inscrites
des noms, et les propulsent au loin avec un souffle d'une force
étonnante. Elle livre, jusqu'à l'épuisement, un match
/ combat contre Mussolini.

Doris against
Mussolini
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Raphaël
Boccanfuso (F/CH, né en 1964, vit à Montreuil)
Prendre la parole, 1999, 2'23''
Une main pointée en avant, sur laquelle est écrit Prendre la
Parole, avance à contresens au milieu des participants à une
manifestation de rue apparemment dédiée à des revendications religieuses.
Christoph
Büchel (CH, né en 1966, vit à Bâle)
La Suisse existe, 2000, 7'10''
Vidéo non modifiée de l'allocution télévisée du président suisse
Adolf Ogi à l'occasion du 1er janvier 2000. Le politicien a choisi
de se placer devant l'entrée du tunnel alpin du Lötschberg. Son
discours apparaît comme une incroyable performance aux interprétations
multiples.
Mauricio
Dias & Walter Riedweg (Brésil/CH, nés en 1964/1955, vivent à
Bâle)
Mustafa's Feast, 1999, 2'50''
Une rue dans un pays musulman. C'est le jour d'anniversaire du petit
Mustapha, 4 ans. D'un côté de la rue, des hommes égorge un mouton
selon leur méthode traditionnelle, de l'autre, Mustapha gambade,
sautille, tout excité d'être l'objet de toutes les attentions.
G3
(CH, Alexandre de Genève, Chabada, Fabien, vivent à Genève)
Une arme : la mémoire, 2000, 6'
Cette vidéo documente une action perpétrée par le G3 dans les rues
de Genève pendant plusieurs jours. Vêtus d'uniformes militaires,
les trois individus ont placé dans l'espace public plusieurs dizaines
de mines antipersonnelles… en glace. Par la suite, ils ont fixé
des plaques métalliques qui rappellent la présence de ces "armes"
éphémères.
San
Keller (CH, né en 1971, vit à Zurich)
Zügelwanderungen mit San Keller, 2000-2001, environ 5'
San Keller
organise le déménagement d'une personne, sans avoir recours à des
véhicules motorisés. Les effets personnels de la personne sont par
exemple transportés par une chaîne humaine, ou chargés sur un char
agricole et poussés à la main. Le déménagement devient ainsi un
rendez-vous social, communautaire et solidaire.
Valeriano
Lopez (E, vit à Granada)
Estrecho Adventure, 1996, 6'20''
Sous la forme d'un jeu vidéo, ce film d'animation décrit, avec une
connaissance précise du sujet alliée à un ton d'une ironie grinçante,
le parcours semé d'embûches de l'émigré africain clandestin qui
a choisi l'Espagne, et donc l'Europe, comme terre d'accueil.
Muntadas
(E, né en 1942, vit à New York)
Portrait, 1994, 6'
En gros plan, les mains d'un homme public qui s'adresse à son audience.
Ses gestes sont magnifiés par un ralenti extrême, et ainsi transformés
en une sorte de chorégraphie hypnotique. Le son, également ralenti,
s'impose comme le grognement d'un animal sauvage, révélant de manière
implacable le rôle de "prédateur" de cette figure de pouvoir.
performance
de Yan Duyvendak, le jeudi 30 mai à 22h30
Yan Duyvendak
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Yan
Duyvendak (NL/CH, née en 1965, vit à Genève et Barcelone)
You Invited Me, Don't You Remember (2002)
performance coproduite par la Stiftung Kunst Heute (Berne) et le
Centre pour l'Image Contemporaine (Genève)
Une bande son, recomposition de plusieurs bandes sonores de films
d'horreur, défile. Yan Duyvendak reproduit les mouvements et expressions
des personnages divers de films, glissant d'un rôle à l'autre, d'un
sexe à l'autre, empruntant les voix des uns et des autres, rendant
visible ce qui ne l'est pas. Parfois, des images sont projetées,
extraits des films, ou contrepoids étranges. Les relations entre
le son, les images et le performeur changent constamment. Cette
performance travaille les peurs primales : le monstre caché en nous,
l'invisible horreur qui nous menace. Elle aborde également les questions
socioculturelles de l'identification au monde de l'image et de l'information.
En filigrane se trouve un questionnement sur l'élection de la figure
du mal comme expiatoire d'une société en mal de sens.
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