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- Concert
solo lors du vernissage, le 3 février à 20h30, au Kunstmuseum
des Kantons Thurgau
- présentation sur ordinateur du CD Rom Neufs jouets optiques
(2000),
réalisé avec Karel Doing.
Lieu d'exposition
Kunstmuseum des Kantons Thurgau à Ittingen

Pierre Bastien,
concert du 3 février 2001
au Kunstmuseum des Kantons Thurgau
(photo: Markus
Landert)
Repères
biographiques
Après des débuts au hochet comme tout le monde, Pierre Bastien
construisit vers dix ans une guitare à deux cordes, à partir des
éléments du jeu "Le Petit Physicien". Vers quinze ans, il élabore
une première machinerie consistant dans un métronome flanqué à
droite d'une cymbale, à gauche d'une poêle à paella. Ces expériences
enfantines pourront paraître dérisoires, elles le sont à peine
comparées à ses premiers actes de musicien adulte, puisqu'il a
d'abord l'occasion de jouer du torchon de vaisselle, le maniant
comme un fouet pour le faire claquer devant le micro, dans le
disque "Parallèles" de Jac Berrocal.
De ce disque le public retiendra surtout un titre "Rock'n Roll
Station" avec Vince Taylor, Berrocal à la bicyclette, et Bastien
dans un ostinato d'une note à
la contrebasse.
Malgré ce départ peu conventionnel, et grâce peut-être à la survivance
simultanée d'un certain esprit dada chez ses contemporains, Pierre
Bastien est alors amené à travailler avec de grands artistes :
Dominique Bagouet, Pascal Comelade, Pierrick Sorin ou Issey Miyake.
En même temps il a longuement construit et mis au point un orchestre
domestique et privé fait de dizaines de robots en Meccano,
joueurs d'instruments de musique traditionnels et parfois d'objets
usuels. C'est avec ces machines regroupées sous le terme Mecanium,
et d'autres issues de pratiques voisines, qu'il enregistre ses
albums et donne ses concerts depuis douze ans. Ainsi les CD "Musiques
machinales" (1993), "Boîte n°3" (1996), "Mécanologie Portative"
avec Klimperei et "Musiques Paralloïdres" (1999), et le CD-Rom
"Neuf Jouets Optiques" avec Karel Doing (2000).
Publication
monographique
"Pierre Bastien - Meccanium", textes de Emmanuel Souchier, Pascal
Comelade, éd. association ph., Sens, 2000
À propos
du bricolage
Dans l'atelier, bricoler un petit robot en meccano qui va jouer
du violon, ou du tambour tama nigérian, voilà qui est plus qu'amusant
: comme une blague, une farce irrévérencieuse envers la musique,
et la mécanique humaine. Quoi ! Ce violon dont l'apprentissage demande
tant d'efforts, une machine dérisoire en jouera ? Ce talking drum
qui réclame un jeu presque dansé, résonnera donc une fois actionné
par un simple mécanisme ? …
Oui mais en concert, tout le contraire : le concepteur devient chef
d'orchestre.
A la place du tournevis, il tient une trompette. Ses bricolages
sont ses musiciens : leurs nerfs, des courroies de caoutchouc. Leur
cœur, d'anciens moteurs de tourne-disques. Il faut compter sur ces
légers assemblages, sur ces rouages imparfaits. Et comme la composition
repose sur ces constructions délicates, un paradoxe s'instaure qui
fait naître des machines, de leur fragilité même, l'émotion indissociable
de l'œuvre musicale.
Pierre Bastien
Pierre Bastien
sur le web
http://editions.cactus.free.fr/index.htm
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