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- performance
au Kunstraum Kreuzlingen, lors du vernissage
- Théâtre O.R.L, vidéo et objets
Lieu d'exposition
Kunstraum Kreuzlingen

extrait de
la vidéo "Théâtre ORL"
Repères biographiques
Expositions
personnelles
2001 Transat Vidéo, Caen / 2000 Frac Basse Normandie, Caen
Expositions
collectives
2001 "Bricolages", curateur :attitudes ; Kunstraum Kreuzlingen,
Kunstmuseum des Kantons Thurgau, Ittingen, Shed im Eisenwerk, Frauenfeld
/ 2000 Mir, Nantes / "La valise", Oudon / 1999 Galerie Anton Weller,
Paris / XIIIe Rencontres Vidéo Arts Plastiques, CAC Basse Normandie,
Hérouville St-Clair / 1998 Chapelle des Beaux-Arts, Cherbourg /
"Déplacements", attitudes, Galerie Anton Weller, Paris / "Andere
Sichten-alternative spaces - Freie Sicht aufs Mittelmeer", attitudes,
Kunsthaus, Zurich
Programmation vidéo
2000 Nova, Bruxelles / 30e Festival international des musiques et
créations électroniques, Bourges / 1999 Biennale de Venise, présenté
par Care Off (Milan) et Videoex (Zurich) / Soirées Nomades de Station
Mir, Fondation Cartier, Paris / Vidéo Formes, Clermont-Ferrand /
"Les nuits de la pleine lune", Switch no.3, La Sept Arte / 1997
7ème Semaine Internationale de Vidéo, Saint-Gervais, Genève
Edition
"Rocaille - Courtesy Roudra", double flip book, éd. Frac Basse Normandie,
2000
À propos
du bricolage
Si bricoler, c'est faire "avec les moyens du bord", les "moyens
du bord" pour moi, c'est mon corps, c'est ma voix, ce sont les petits
objets récupérés alentour. Et que faire avec tout ça ?
Quelque chose qui soit : à la fois une bouche et un théâtre, à la
fois petit, et grand lorsque l'image vidéo est projetée, à la fois
un bric-à-brac et un dispositif optique.
J'oubliais aussi, les "moyens du bord" c'est mon caméscope, c'est
la techno-logie avec laquelle presque tout le monde bricole. Parce
que, lorsque nous avons à utiliser des appareils sophistiqué, les
manuels nous tombent des mains, et nous devons chacun inventer des
méthodes particulières qui sont souvent des détours.
Vincent Julliard, 2000
Le théâtre
" O.R.L. " de Vincent Julliard
"Ecrire le corps ni la peau, ni les muscles, ni les os, ni les nerfs,
mais le reste. Un çà, balourd, fibreux, pelucheux, effiloché, la
houppelande d'un clown" (Roland Barthes)
A travers ses installations, ses vidéos, ses dessins et photographies,
Vincent Julliard développe depuis quelques années un projet artistique
dont l'économie sont le burlesque et la fantaisie. En multipliant
ses espaces et supports, l'artiste dresse un portrait de créateur
en "homme orchestre" de son propre travail.
Les petites saynètes composent et disposent un ensemble diversifié
de scénographies aux éléments qui déclinent les tableaux d'un théâtre
burlesque, les différents personnages qui peuplent cet univers théâtral,
sans pour autant qu'une narration s'établisse, se présente au spectateur
sur le mode de la réduction. En effet, les figures sont affectées
d'un coefficient de rétrécissement, à la façon des personnages du
conte de Voltaire, Micromégas. Dans son récit, proche en cela des
récits de Swift, Voltaire place ses personnages-figurines dans la
double perspective du très grand et du très petit, du minuscule.
Chez Vincent Julliard, les personnages, mis en scène comme des bateleurs
sont des homoncules réduits, mi-grotesques, mi-fragiles, qui font
l'article pour des gris-gris sans destination. Les corps deviennent
des accroche-décoration, des "portemanteaux" pour ornement de pacotille.
La bouche et ses cavités intérieures deviennent ici une scène appropriée
pour ce théâtre miniature. Tout un théâtre O.R.L. se développe côté
cour/côté jardin, en ménageant un suspense, des corps de théâtre,
des revirements de situation. L'espace de la bouche dispose les
petites scènes dignes d'un théâtre de Guignol à la façon d'un dispositif
de vision, la bouche désigne un spectateur, une scène, un premier
plan et tout un appareillage de coulisse : la langue, les lèvres
font office de rideaux, de décor, d'encadrement en focalisant l'attention
sur les personnages principaux, sur leur accessoires et la série
de tableaux qui se succèdent en coulissant. Le médium vidéo enregistre
et orchestre ces micro-tours de force, en les dotant d'une dimension
temporelle, celle du temps direct, du son, des qualités d'une performance
à laquelle nous convie l'artiste.
Pascale
Cassagnau
in "Et voici… et voilà", dépliant acompagnant l'exposition "Vincent
Julliard - Kapellmeister" à la Chapelle des Beaux-Arts, Cherbourg,
12 mars - 23 mai 1998.
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