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Jérémie
Gindre
Tibor Gyenis
Endre Koronczi
Attila Menesi
Stúdió Galeria, Budapest
22 octobre - 23 novembre 2002
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Pierre
Vadi, Wavelab
Trafó Galeria, Budapest
23 octobre - 23 novembre 2002
Loopmatic
performance à Trafó
mercredi 23 octobre 2002
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L'une
des spécificités d'attitudes a toujours été d'organiser des expositions
et des événements temporaires tant à Genève que dans d'autres lieux
"hors les murs". Cette fois-ci, sur invitation de l'association
Stúdió des jeunes artistes et de Trafó - Maison des arts contemporains,
à Budapest, nous avons mis sur pied une manifestation en deux étapes
: la première s'est tenue à Genève au
printemps 2002, la seconde a lieu cet automne à Budapest. Ces
deux événements ont été construits autour des mêmes artistes, les
hongrois Tibor Gyenis, Endre Koronzci et Attila Menesi et les suisses
Pierre Vadi et Jérémie Gindre, mais les œuvres présentées de part
et d'autre sont différentes.
A
Genève, Pierre Vadi avait sculpté l'espace avec de très
grandes feuilles de plastique fin, bleuté et translucide, créant
une sorte de serre labyrinthique modulée par la présence au sol
d'une peinture, de deux serpents et du halot de lumière de quelques
ampoules rouges. Pour son exposition à Trafó, intitulée Wavelab,
il reprend l'idée de l'environnement mais l'adapte à un espace qui
se situe en sous-sol. Ce n'est plus dans la luminosité évanescente
qu'il invite le spectateur, mais dans l'obscurité mystérieuse, puisqu'il
structure l'espace avec un épais plastique noir et les mêmes lumières
chaudes. Trois peintures sur cartes géographiques sont dispersées
dans la salle. Comme toujours, les cartes de Pierre Vadi ne permettent
pas de se repérer; les routes, les frontières, les fleuves ont disparu
sous des couches de peinture qui recomposent un nouveau paysage,
cette fois-ci mental. Ainsi, la surface des Etats-Unis est transformée
en un réseau coloré, filandreux et perturbé, alors que la France,
coupée en deux par les cartographes de Michelin, est recouverte
de paillettes et laisse la place aux souvenirs d'une fête nostalgique
qui ne fut certainement pas partagée par tous.
Pierre
Vadi, Wavelab, 2002
(cliquer sur les images pour les agrandir - circa 50 k)
Invité
par Stúdió pour une résidence d'un mois, Jérémie Gindre a
quant à lui pris le temps de sillonner Budapest de long en large.
Il est vrai que, comme le laisse entrevoir ses romans-photos présents
dans chaque journal d'attitudes, il apprécie les excursions. Dans
cette ville en pleine mutation, il intervient directement dans l'espace
urbain en créant une double affiche pour le panneau 1x1.
Jérémie
Gindre, Qui veut noyer son chien dit qu'il nage, 2002
(cliquer sur les images pour les agrandir - circa 50 k)
Son
travail est aussi présent dans les salles de Stúdió Galeria, aux
côtés de nouvelles réalisations de Tibor Gyenis et Endre
Koronczi. Ces deux artistes avaient commencé à réaliser une
vidéo en commun lors de leur séjour en Suisse au printemps dernier
: un film alpestre emprunt d'humour et d'étrangeté, qu'ils ont poursuivi
en Hongrie. Le visiteur découvre également les photographies Body-made
que Tibor Gyenis a réalisées à Genève, et le travail Unidentified
electronic objects de Endre Koronczi.
Endre Koronczi,
Jérémie Gindre, Tibor Gyenis, Attila Menesi
(cliquer sur les images pour les agrandir - circa 50 k)
Après
avoir proposé aux genevois ses Tours of Budapest, Attila
Menesi livre aux habitants de Budapest ses Tours of Geneva.
Ce ne sont certes pas des parcours qui seront repris par les tours
operators qui font découvrir une ville aux touristes pressés. Les
itinéraires d'Attila Menesi ont pour cadre le monde l'art et prennent
parfois la forme d'imprimés comme le dépliant Index - initié avec
Christoph Rauch - qui répertorie périodiquement les expositions
à Budapest. De passage en septembre à Genève, Attila Menesi a visité
tous les lieux de l'art contemporain, s'intéressant autant au Musée
d'art moderne et contemporain qu'aux petites vitrines In vitro et
Planet 22. Ses journées sont faites de découvertes et de rencontres
qui, petit à petit, constituent les éléments d'un puzzle dont on
ne connaîtra le résultat qu'une fois ce journal imprimé.
Comme
la Maison des arts contemporains Trafó offre de multiples possibilités
spatiales, nous proposons également un événement pour la soirée
du 23 octobre. Le duo genevois Loopmatic, composé de Caroline
Suard et de Stéphane Détruche, va "jouer" avec 8 projecteurs 16mm
et de multiples bobines de films, d'abord dans le cadre d'une performance,
puis de manière plus ouverte en compagnie d'un groupe de dj's de
Budapest.
Loopmatic
(cliquer sur les images pour les agrandir)
Nous
remercions chaleureusement les artistes, ainsi que les deux personnes
avec qui ce projet a pu être réalisé, Hajnalka Somogyi de Trafó,
et Judit Palfi de Stúdió, dont la maîtrise du hongrois et du français
a été particu-lièrement précieuse.
Jean-Paul
Felley & Olivier Kaeser
Les
biographies des artistes sont visibles
sur les pages de leurs expositions à Genève.
Les expositions
de Pierre Vadi, Jérémie Gindre, Tibor Gyenis, Endre
Koronczi et Attila Menesi à Genève et à Budapest
sont réalisées grâce au soutien de Pro
Helvetia, Fondation Suisse pour la Culture, du Ministère
du Patrimoine Culturel de Hongrie, du Fonds National Culturel de
Hongrie, de la Fondation Nestlé pour l'Art et de la Fondation
Richterich.
Les expositions
de Pierre Vadi bénéficient également du soutien
du Conseil de la Culture de l'Etat du Valais.
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