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Depuis
plus de six siècles, dire "bonjour" est l'un des premiers
actes échangés lorsque l'on rencontre quelqu'un, que cette
personne soit un proche ou un inconnu. Le terme "bonjour"
témoigne donc d'une ouverture vers l'autre dans le but d'établir
un contact.
Lorsque
Pro
Helvetia, la Fondation suisse pour la culture, nous a
proposé de concevoir une exposition pour le Musée
d'Art Moderne de Buenos Aires, nous avons réfléchi à la
façon de concevoir une manifestation qui puisse à la fois
proposer un aperçu de la création contemporaine suisse et
générer une réelle rencontre.

Nic Hess et Gian Paolo Minelli
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Il nous a donc paru essentiel de faire en sorte que les artistes
invités fassent le voyage en Argentine, plutôt que de nous
limiter à transporter leurs œuvres. Des œuvres qui, pour la
plupart, sont donc réalisées sur place. Ce choix comporte
bien sûr une prise de risque partagée, tant du point de vue
du commissaire - qui n'a pas toutes les cartes en main pour
construire l'exposition - que de celui de l'artiste, qui s'engage
ainsi à produire une œuvre inédite, dans un contexte nouveau,
et dans une situation de cohabitation avec d'autres artistes.

Didier Rittener
Une fois cette option retenue, il nous restait à réunir les
artistes prêts à jouer ce jeu contextuel. A partir de notre
connaissance de l'œuvre de chacun, des échanges nourris que
nous avons entretenus avec les artistes et en considérant
les quelques œuvres que nous emporterions dans nos valises,
il nous restait à imaginer une exposition qui ne montrerait
son vrai visage que le jour du vernissage.

Didier
Rittener, Claudia & Julia Müller, Silvia Bächli
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L'exposition Buenos días Buenos Aires propose un panorama
subjectif de l'art contemporain suisse. Ce projet, qui n'est
pas conçu autour d'une thématique, est articulé en quatre
parties : deux salles d'expositions, une salle de projection
en continu de vidéos, et un programme de projection unique
de films. Pour la salle du rez-de-chaussée qui est équipée
de nombreuses parois, nous avons choisi des artistes qui,
pour la plupart, réalisent des œuvres à même les murs. Les
mots peints de Christian
Robert-Tissot, les compositions adhésives de Nic
Hess, les dessins reportés de Didier
Rittener, les motifs peints de Claudia
& Julia Müller et les constellations de dessins de Silvia
Bächli se côtoient d'un mur à l'autre, et sont accompagnés
par la mélodie lancinante qui s'échappe d'une installation
vidéo de Zilla Leutenegger, installée
dans une petite salle adjacente.

vue du
premier étage
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La grande salle du premier étage offre quant à elle un espace
unique rythmé par des colonnes métalliques. Elle accueille
des interventions tridimensionnelles de Silvia
Buonvicini, Jérémie Gindre,
Eric Hattan, Hoio
et Andres Lutz & Anders Guggisberg,
qui entrent en dialogue avec les drapeaux-tatouages de Fabrice
Gygi et le projet d'autoportraits photographiques de jeunes
argentins réalisé par Gian
Paolo Minelli dans les banlieues de Buenos Aires.

vue du
premier étage
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Sur le même niveau, une autre salle, obscurcie, est habitée
par une communauté de sièges-poufs conçus par Alexia
Turlin, qui invitent les visiteurs à s'installer confortablement
pour visionner les programmes de vidéos Swiss
Mix 1 & 2. Ces compilations de films, qui rassemblent
22 bandes réalisées par 20 artistes, ont été préalablement
conçues pour le projet Pantalla Suiza présenté à Madrid en
février 2003.

Fabrice
Gygi
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Nous
organisons également une soirée spéciale de projection de
films, avec le récent Angels Camp d'Emmanuelle
Antille, et les deux grands classiques - mais trop peu
connus hors de Suisse - du duo Peter
Fischli & David Weiss, Der Geringste Widerstand
et Der Rechte Weg. Des films réalisés à plus de vingt
ans d'écart par des artistes de générations différentes, mais
construits dans les deux cas sous la forme de contes se déroulant
en partie dans la forêt, univers du merveilleux par excellence.

Peter
Fischli & David Weiss
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Desde
hace más de seis siglos, decir "buen día" es uno de los primeros
intercambios cuando se encuentran dos personas, ya sea un
conocido o un desconocido. La palabra "holá" testimonia por
lo tanto una disposición de apertura hacia el otro con el
fin de establecer un contacto.
Cuando
Pro
Helvetia, la Fundación suiza para la cultura, nos propuso
concebir una exposición para el Museo
de Arte Moderno de Buenos Aires, pensamos cómo concebir
una manifestación que pudiese a la vez brindar un panorama
de la creación contemporánea suiza y generar un encuentro
real.

Jérémie
Gindre et Eric Hattan
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Nos ha parecido indispensable hacer que los artistas invitados
viajen a la Argentina, y no simplemente limitarnos a transportar
sus obras. Obras que por lo tanto, en su mayor parte, son
realizadas en el lugar. Esta elección por supuesto implica
un riesgo compartido, tanto del punto de vista del curador-que
no tiene todas las cartas en la mano para poder construir
la exposición- como del artista, que se compromete a producir
una obra inédita, en un nuevo contexto y en una situación
de cohabitación con otros artistas.

Christian
Robert-Tissot
Una vez escogida esta opción, nos restaba reunir los artistas
dispuestos a jugar este juego contextual. A partir de nuestro
conocimiento de las obras de cada uno, de los nutridos intercambios
que mantuvimos con los artistas y considerando las pocas obras
que llevaríamos en nuestras valijas, restaba imaginar una
exposición que sólo mostraría su imagen el día de la inauguración.

Claudia
& Julia Müller
La exposición Buenos días Buenos Aires propone un panorama
subjetivo del arte contemporáneo suizo. Este proyecto, que
no ha sido concebido alrededor de una temática, se articula
en cuatro partes: dos salas de exposición, una sala de proyección
en continuo de videos y un programa de proyección único de
películas. Para la sala de la planta baja que cuenta con numerosas
paredes, hemos escogido artistas que realizarán las obras
directamente en los muros. Las palabras pintadas de Christian
Robert-Tissot, las composiciones adhesivas de Nic
Hess, los dibujos transpuestos de Didier
Rittner, los motivos pintados de Claudia
& Julia Müller y las constelaciones de dibujos de Sivia
Bächli se codean de una pared a la otra, y son acompañados
por la melodía punzante que se escapa de una instalación vídeo
de Zilla Leutenegger, que se encontra
en una pequeña sala adyacente.

vue du premier étage
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La sala grande del primer piso ofrece, por su parte, un espacio
único entrecortado por columnas metálicas. Allí se disponen
las intervenciones tridimensionales de Silvia
Buonvicini, Jérémie Gindre,
Eric Hattan, Hoio
y Andres Lutz & Anders Guggisberg,
quienes entablan un diálogo con las banderas-tatuajes de Fabrice
Gygi y el proyecto de autorretratos de jóvenes argentinos
realizado por Gian Paolo Minelli
en los suburbios de Buenos Aires.

Andrès
Lutz & Andres Guggisberg
En el mismo piso, la otra sala, oscura, es habitada por una
comunidad de puffs concebidos por Alexia
Turlin, que invitan a los visitantes a instalarse confortablemente
para ver los programas de vídeo Swiss
Mix 1&2. Estas compilaciones de filmes, que reúnen
22 películas realizadas por 20 artistas, fueron previamente
concebidas para el proyecto Pantalla Suiza presentado en Madrid
en febrero 2003.

Daniel
Schibli
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También organizamos una velada especial de proyección de películas,
con la reciente Angels Camp de Emmanuelle
Antille y los dos grandes clásicos -pero tan poco conocidos
fuera de Suiza- del dúo Peter
Fischli & David Weiss, Der Geringste Widerstand
y Der Rechte Weg. Películas realizadas con una diferencia
de unos 20 años por artistas de generaciones diferentes, pero
construidos en ambos casos bajo la apariencia de cuentos que
se desarrollan en parte en el bosque, universo de lo maravilloso
por excelencia.

Emmanuelle Antille
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