Andrea Bassi
une constellation de 4 maisons
dans la ville verte Genevoise

 

12 septembre - 27 octobre 2001
vernissage le 11 septembre dès 18 heures

A l'occasion de la deuxième série d'expositions dans les nouveaux espaces d'attitudes, l'architecture est à nouveau présente, cette fois-ci avec quatre villas construites dans la "ville verte genevoise" par Andrea Bassi, architecte tessinois établi à Genève. Ces maisons (nommées ci-après par leurs coordonnées géographiques), où l'intérieur et l'extérieur s'entremêlent de façon particulièrement subtile, se donneront à voir par le biais d'un dispositif de visionneuses de diapositives. Une manière d'affirmer qu'il existe des bâtiments de qualité construits récemment sur le territoire genevois.


dispositif de présentation des 4 maisons d'Andrea Bassi

Une constellation de 4 maisons dans la ville verte genevoise
La réalisation de quatre villas est une opportunité pour une réflexion plus large sur notre ensemble urbain. La zone villas de la rive gauche de Genève, celle dans laquelle les maisons ont été construites, a une forte identité morphologique et sociale. Elle est définie par une arborisation prédominante ponctuée par des constructions de dimension comparable. Dans ces lieux, appelés encore aujourd'hui "campagne genevoise", les bâtiments réagissent généralement à leur environnement immédiat.
Notre opinion, contrairement à la conscience collective, est que cette partie du territoire appartient à l'agglomération urbaine et non à la région rurale. Elle est une forme d'urbanité contemporaine, une sorte de ville horizontale verte. Ce postulat nous a amené reconnaître des stratégies d'intervention qui, tout en gardant le caractère unique de chaque bâtiment, donnent une pertinence plus large au plus petit des projets. Cette attitude conduit a définir des règles générales qui permettent à ce territoire de définir son identité et son appartenance à une réalité urbaine plus complexe.
Dans la ville dense les bâtiments construisent un tout morphologiquement défini et continu. Le rôle central appartient à l'espace de la rue et à la série de constructions qui la définissent, moins aux caractéristiques spécifiques de l'objet singulier. L'autonomie de chaque édifice va contre l'effet du tout.
Les villas ont un rôle différent face à leur environnement. L'identité de l'ensemble est plus difficilement descriptible, les bâtiments sont plus écartés et autonomes, souvent la végétation prédomine sur la masse construite. Cette autonomie de l'objet nous conduit à intégrer la notion distance. Les villas cherchent leurs pertinence à travers une dialectique avec leur environnement de nature généralement non-construite et de dimension souvent non définie. Les objets se mettent en relation entre eux comme dans une constellation céleste, les règles sont assimilables à l'énergie qui équilibre notre univers étoilé.

504.080 / 122.720
Une légère pente nous conduit à travers une variété d'espèces végétales dans un magnifique domaine s'ouvrant sur la surface scintillante du lac. La nouvelle maison s'articule entre les arbres existants pour définir une série d'espaces extérieurs variés par leur forme, fonction et orientation. Elle glisse sur le terrain en allant chercher la vue de l'eau. La surface du lac en perpétuel mouvement annonce le thème d'une maison en verre opaque réfléchissant toutes les couleurs de la nature environnante.


504.560 / 120.130

Le long d'un ancien chemin dense de végétation, un parallélépipède presque flottant dans l'air, apparaît derrière un tournant. Le béton vert-bleu vibre sous les rayons du soleil, un peu comme la lumière qui s'infiltre entre les branches des arbres avoisinant, la façade devient comme un tableau abstrait. En pénétrant dans la maison on y découvre son coeur de lumière. Un atrium central vers lequel la maison s'oriente, comme pour se protéger de son environnement et reconnaître le caractère intime et privé des lieux.


503.250 / 118.160

Sous la couronne d'un splendide chêne, la maison effleure le sol comme pour protéger le terrain vital de l'arbre qui l'abrite. Des grands avant-toits et une terrasse prolongent les espaces intérieurs vers l'extérieur à travers une série de grandes ouvertures. Après avoir longé une longue façade calme et secrète on découvre le jardin privé et le chêne. A l'intérieur une autre grande fenêtre s'ouvre vers le haut, vers la couronne de l'arbre, vers le ciel. Les façades, en lamelles de chêne, se plient pour devenir le toit de la maison.


502.280 / 113.910

Au pied du Salève, au bout d'un chemin sans issue, un groupe de constructions forme un hameau contemporain, un conglomérat de bâtiments retournés vers leurs jardins respectifs. La nouvelle maison s'exprime comme la combinaison de plusieurs corps bâtis. On marche entre les nouveaux volumes comme entre les maisons existantes, la couleur de l'ensemble est celle de la matière du Salève. A l'intérieur les pièces se déploient pour nous conduire vers l'étage et découvrir le bois voisin et le Salève lointain.